Watsa sécurité : kyaghanda yira kiharo dénonce l’insécurité et met la pression sur les autorités
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La colère gronde à Durba. Ce mardi 28 juillet 2026, l’Association culturelle Kyaghanda Yira Kiharo est descendue dans la rue pour dénoncer avec fermeté la dégradation alarmante de la situation sécuritaire dans la cité minière, en territoire de Watsa (Haut-Uélé).
À l’origine de cette mobilisation : une nouvelle attaque armée survenue dans la nuit du dimanche 26 juillet, aux environs de 2 heures du matin. Un membre de l’association aurait été pris pour cible par des bandits armés, un incident de plus dans une longue série de vols à main armée qui plongent la population dans une insécurité permanente.
Pour les manifestants, la situation n’a que trop duré. Ils dénoncent une insécurité devenue banale, notamment dans la chefferie de Bari-Logo, et pointent du doigt l’inefficacité des services de sécurité, accusés de passivité face à la montée du banditisme.
Partis du rond-point Dissa, les membres de l’association ont sillonné les principales artères de la cité avant de converger vers le bureau de l’administrateur du territoire. Objectif : remettre un mémorandum musclé, contenant plus d’une dizaine de recommandations concrètes pour mettre fin à l’insécurité.
Pancartes en main et slogans sans équivoque non à l’insécurité les manifestants ont exigé des réponses immédiates et des actions visibles pour protéger les citoyens et leurs biens.
Le mémorandum, lu publiquement par Elcan Ngitsi, porte-parole circonstanciel, met en avant des revendications fortes, notamment la mutation des responsables des services de sécurité, jugés inefficaces après plusieurs années en poste sans résultats probants.
Le document a été officiellement réceptionné par l’administrateur du territoire de Watsa, Magayi Missa Dieudonné, en présence des autorités locales et des responsables sécuritaires.
Face à la pression, l’autorité territoriale a tenté de rassurer. Il a promis un examen sérieux des doléances et un renforcement des dispositifs sécuritaires, évoquant la nécessité de lutter efficacement contre les phénomènes de « Kuluna » et les cambriolages à répétition qui minent la tranquillité des habitants. Mais sur le terrain, la population attend désormais des actes, et non plus des promesses.
La marche, s’est déroulée sans incident majeur un calme apparent qui contraste avec la tension grandissante dans la cité minière.
Par Christophe Onzonono
