Watsa : justice populaire à Durba, un aveu accablant de l’échec sécuritaire (Pitshou Mumbuya)

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La montée inquiétante de l’insécurité dans le territoire de Watsa prend une tournure alarmante. À Durba, un acte de justice populaire survenu l’après-midi du dimanche 2 août 2026 vient illustrer, une fois de plus, la perte de confiance de la population envers les services de sécurité.

Selon les informations recueillies par notre média, un jeune homme a été violemment pris à partie par la foule avant d’être brûlé vif. Son état de santé reste jugé très préoccupant. Cet incident dramatique intervient dans un climat déjà marqué par des cas répétés de braquages à main armée visant notamment des opérateurs économiques.

Face à cette situation, le coordonnateur de la société civile révolutionnaire du territoire de Watsa, Pitshou Mumbuya, est monté au créneau. Dans une déclaration faite à notre rédaction ce dimanche soir, il a fermement condamné le recours à la justice populaire, tout en pointant du doigt l’inefficacité des services de sécurité.

« La justice populaire est une dérive grave qui traduit l’absence de réponse efficace de la part des autorités sécuritaires. Cela ne peut en aucun cas être une solution », a-t-il dénoncé.

Pitshou Mumbuya appelle ainsi les forces de défense et de sécurité à assumer pleinement leurs responsabilités régaliennes afin de restaurer l’ordre public et la confiance des citoyens. Il exhorte également la population à mettre fin à ces pratiques extrajudiciaires, qui violent les droits humains et aggravent davantage l’insécurité.

Pour plusieurs observateurs, la recrudescence des actes de justice populaire à Durba et dans d’autres entités de Watsa constitue un signal fort d’alerte. Elle révèle un profond malaise sécuritaire, où l’absence d’intervention efficace des autorités pousse les citoyens à se faire justice eux-mêmes.

Dans ce contexte explosif, des voix s’élèvent pour réclamer des mesures urgentes et structurelles, notamment le renforcement des dispositifs sécuritaires et la responsabilisation des services compétents, afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Par Christophe Onzonono

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