*RDC : Shabani Lukoo Bihangó ordonne l’arrêt immédiat des activités du mouvement « Sauvons le Congo »*
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Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihangó, a adressé le 1er décembre 2025 un télégramme officiel à l’ensemble des gouverneurs de provinces de la République démocratique du Congo, leur enjoignant de mettre un terme immédiat à toutes les activités menées sous le label « Sauvons le Congo ».
Dans ce document, l’autorité nationale insiste sur l’obligation pour les responsables provinciaux de veiller personnellement à l’exécution stricte de cette directive. Il leur demande de s’assurer qu’aucune action, mobilisation ou initiative associée à ce groupe ne soit tolérée dans leurs juridictions respectives. Le Vice-Premier ministre prévient que tout manquement à ces instructions pourrait entraîner des sanctions administratives à l’encontre des autorités concernées.
Selon Shabani Lukoo Bihangó, cette mesure s’inscrit dans la nécessité de préserver l’ordre public, d’éviter toute dérive susceptible de menacer la stabilité du pays et de protéger les valeurs républicaines. « Il est de la responsabilité de chaque gouverneur de garantir que les structures non reconnues ou jugées contraires aux intérêts de l’État ne puissent opérer sur leur territoire », précise-t-il dans son télégramme.
Le gouvernement justifie cette décision par le contexte actuel de vigilance accrue face aux mouvements citoyens ou associatifs opérant sans autorisation. Ces initiatives, selon les autorités, pourraient compromettre la sécurité publique, créer des tensions sociales ou susciter des actions non encadrées, en particulier dans un pays marqué par une grande diversité culturelle et politique.
Le mouvement « Sauvons le Congo », qui avait récemment mené plusieurs campagnes de sensibilisation et mobilisations locales, est désormais interdit sur l’ensemble du territoire national. Les observateurs politiques estiment que cette décision reflète la volonté des autorités de renforcer le contrôle sur l’espace public et d’empêcher la prolifération de groupes opérant en dehors du cadre légal.
Les réactions à cette annonce sont partagées. Certains responsables provinciaux se disent prêts à appliquer strictement la directive pour éviter des sanctions. D’autres, notamment au sein de la société civile, soulignent la nécessité de clarifier le statut légal de tels mouvements et d’encourager le dialogue entre l’État et les associations citoyennes.
Cette interdiction s’inscrit dans un contexte plus large de surveillance accrue et de régulation des activités associatives, dans un pays où la coexistence de nombreux mouvements civiques, politiques et culturels pose régulièrement des défis en matière de gouvernance et de sécurité. Les autorités mettent en avant la protection des citoyens et la prévention des risques de désordres, tout en rappelant que l’État reste l’ultime garant de la stabilité nationale.
Rédaction :+243833307327
