Haut-Uele : Jean Bakomito condamne la spoliation des cimetières et appelle au respect de la loi
Views: 18
Alors que la controverse autour de la spoliation du cimetière de Puame à Isiro persiste, le Gouverneur de province, Jean Bakomito Gambu, a réaffirmé ce lundi 27 avril 2026, la détermination du Gouvernement provincial à faire respecter la loi et à mettre fin aux dérives foncières.
Intervenant à l’occasion du lancement d’un atelier consacré à la loi foncière, ce lundi 27 avril 2026, le Chef de l’Exécutif provincial a condamné avec la plus grande fermeté la spoliation des cimetières, qu’il qualifie d’« acte de barbarie ». Il a insisté sur la nécessité de préserver les lieux de sépulture, considérés comme des espaces sacrés, porteurs de mémoire collective, d’identité culturelle et de cohésion sociale.
« Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts. Son tombeau est vide jusqu’à aujourd’hui en Israël et demeure un lieu d’immense foi pour des milliers de chrétiens à travers le monde. Imaginons que Jésus-Christ ait été enterré à Dingilipi, à Kinkole ou dans le Haut-Uele : ce tombeau existerait-il encore plus de 2000 ans après son ascension ? Les tombes de nos grands chefs sont gardées jalousement par la tradition. Elles sont des symboles d’attachement à notre culture et à leur mémoire. Pourquoi alors la spoliation de nos cimetières atteint-elle nos domiciles ? Est-ce parce que vous n’avez aucun lien avec ces morts ? Je ne vois pas comment un membre de famille peut détruire et transformer la tombe de sa mère ou de son père en habitation », s’est-il indigné.
Revenant sur les causes profondes de ces dérives, le Gouverneur a souligné que les conflits fonciers demeurent à l’origine de nombreuses tensions dans la province. Il a insisté sur l’impératif du respect strict des principes de droit, seule garantie d’une gestion équitable et apaisée du foncier.
« Comme toujours, les conflits fonciers sont au cœur de plusieurs dégâts. C’est l’exercice qui nous réunit aujourd’hui. Au nom du gouvernement provincial, je vous donne l’espoir en nous attachant aux principes de droit. La loi est dure, mais c’est la loi. Nul n’est au-dessus de la loi et nul n’est censé l’ignorer. Il ne s’agit pas ici de s’attaquer à une catégorie de personnes, mais de nous interpeller pour prendre conscience, car les conflits fonciers entraînent des guerres », a-t-il conclu.
Notons que cet atelier qui se clôturer ce mardi, est une expression de la détermination du Gouvernement provincial du Haut-Uele à restaurer l’autorité de la loi, à protéger les valeurs socioculturelles et à mettre un terme aux dérives foncières, gage de la paix sociale, de la justice et du développement durable de la province.
Cellule de communication du Gouvernorat / Haut-Uele
