*RDC : Les ressortissants du Haut-Uélé victimes de tribalisme et de xénophobie au Parc national d’Upemba, dénonce Jean-Claude Malitano*

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Le coordonnateur régional d’Afrique centrale de l’ONG APRu, Jean-Claude Malitano, a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi, 13 mars 2026 sur une montée inquiétante du tribalisme et de la xénophobie dans le Parc national d’Upemba, situé dans la province du Haut-Katanga. Selon lui, cette situation s’est aggravée après l’attaque du 3 mars 2026 perpétrée par des individus non identifiés.

À la suite de cette attaque, les cadres du parc originaires du Haut-Uélé, notamment des territoires de Faradje et Dungu, ont été pris pour cible. Des inconnus se seraient introduits nuitamment dans leurs domiciles afin de vérifier leur appartenance tribale, ne tolérant que les Katangais. Une pratique que Jean-Claude Malitano juge contraire à la Constitution de la République démocratique du Congo, laquelle garantit à tout citoyen le droit de résider sur l’ensemble du territoire national :

« Nous venons de faire un constat très malheureux après l’attaque et carnage au parc national d’Upemba en date du 03 mars. Beaucoup de filles et fils du Haut-Uélé ont été victimes de cette attaque. Plusieurs d’entre eux ont été visités nuitamment, cherchant à savoir leurs tributs », a déclaré Malitano, rappelant que dans le Haut-Uélé, notamment à Durba et au parc national de la Garamba, la population est réputée hospitalière.

Face à ces pratiques discriminatoires, le coordonnateur régional de l’APRu a exhorté les autorités compétentes à agir rapidement pour rétablir la paix et garantir la liberté de résidence à tous les Congolais, indépendamment de leur origine.

« Nous demandons aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour que cette situation soit arrêtée et que la paix revienne sur cette partie du pays », a-t-il insisté.

Le climat de tension a déjà coûté la vie à sept personnes, dont une femme, selon les informations recueillies sur place. Ce bilan dramatique illustre la gravité de la crise et l’urgence d’une réponse institutionnelle.

Jacques DALA

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