Faradje : la société civile Forces vives hausse le ton après le naufrage d’un camion sur la rivière Nzoro

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Face au drame survenu dans la soirée du samedi 8 août 2026 à Nzopi, où un camion poids lourd transportant de bois effectuant le trajet Dungu-Aru s’est renversé dans la rivière Nzoro depuis une barque avec son équipage, la société civile Forces vives du territoire de Faradje sort du silence. L’organisation citoyenne dénonce un nouvel incident tragique qui vient endeuiller la région et mettre en lumière la précarité extrême des infrastructures traversant le Haut-Uele, sur un tronçon commercial pourtant névralgique.

Pour la société civile Forces vives, cet accident est la conséquence directe de l’abandon de la Route Nationale 26 (RN 26), désormais considérée comme un axe de tous les dangers reliant Durba à Faradje. L’organisation rappelle que la circulation y est devenue un véritable calvaire depuis l’effondrement successif des ponts Nzoro, Aro et Dogia. Elle pointe particulièrement du doigt l’inachèvement prolongé des travaux du pont Nzoro, effondré le 13 février 2025 en raison de sa vétusté, et dont le chantier de réhabilitation totalise plus d’un an de retard inexpliqué. La structure citoyenne s’insurge contre le manque d’entretien de la barque de traversée et s’interroge ouvertement sur la gestion des fonds perçus auprès des usagers.

La société civile dénonce l’injustice subie par l’opérateur économique touché qui, bien qu’en règle avec toutes ses obligations fiscales et tarifaires sur le site de traversée, se retrouve aujourd’hui ruiné, privé de son véhicule, de ses marchandises et plongé dans le désarroi quant au sort réservé à ses coéquipiers non encore identifiés.
Face à ce constat accablant, la société civile Forces vives du territoire de Faradje adresse une série de recommandations pressantes aux gouvernements provincial et national.

Elle exige la diligence immédiate d’une enquête indépendante pour établir clairement les responsabilités dans cet accident et rétablir l’opérateur économique sinistré dans ses droits les plus légitimes. Enfin, elle recommande avec force l’accélération et la finalisation en urgence des travaux de réhabilitation des trois ponts effondrés (Nzoro, Aro et Dogia) afin d’interrompre l’hémorragie économique et humaine sur la RN 26.

Par Jacques DALA

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