Haut-Uélé : Jean-Claude Mbalamosi brise le silence et réplique aux accusations de la Fondation Kinalegu sur le dossier Mege tout en livrant sa version des faits

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Jean-Claude Mbalamosi a rendu public, mardi 25 août 2026, un démenti officiel en réaction aux accusations relayées dans un article faisant état d’une prétendue « plainte officielle » à son encontre, ainsi qu’à plusieurs déclarations attribuées aux responsables de la Fondation Kinalegu. Dans cette mise au point, il rejette fermement les griefs formulés contre sa personne et dit vouloir rétablir les faits, tout en appelant l’opinion publique, les autorités et la population du Haut-Uélé à la prudence face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux. Il insiste notamment sur la nécessité de privilégier les faits vérifiables, les procédures légales et les institutions compétentes plutôt que les campagnes publiques susceptibles, selon lui, d’alimenter les tensions.

Au cœur de sa réplique figure également le dossier du village Mege, situé dans le périmètre concerné par les activités de Kibali Gold Mines. Jean-Claude Mbalamosi affirme que le site avait été officiellement remis à Kibali Gold Mines depuis août 2025 par l’autorité provinciale compétente, estimant dès lors que cette évolution institutionnelle ne devrait pas être présentée comme une situation encore ouverte pouvant justifier des appels à la mobilisation populaire. Il conteste par ailleurs toute présentation du processus de déplacement de la population comme ayant été nécessairement marqué par de graves violations des droits humains. Selon son témoignage, le processus s’est déroulé en présence de plusieurs parties prenantes, notamment les autorités politico-administratives, les services de sécurité et différentes structures de la société civile et de défense des droits humains.

Dans sa déclaration, dont independentnews.d prend acte, Jean-Claude Mbalamosi revient aussi sur les épisodes de tension survenus lors du processus à Mege. Il affirme que certains habitants avaient manifesté leur opposition et que des projectiles avaient été lancés en direction des membres de la commission, des militaires, policiers et autorités présents sur le terrain. Il soutient néanmoins que les forces de l’ordre ont évité une confrontation directe avec les manifestants et que des coups de sommation auraient été tirés en l’air pour disperser la foule et rétablir l’ordre. Il évoque également l’interpellation de certains manifestants, dont plusieurs auraient, selon lui, reconnu au cours de leurs auditions avoir été manipulés. Ces affirmations relèvent toutefois de la version présentée par l’auteur du démenti et appellent, le cas échéant, à être confrontées aux documents officiels et aux témoignages des différentes parties concernées.

Jean-Claude Mbalamosi cite par ailleurs la présence, au cours du processus, de plusieurs organisations et institutions venues observer la situation, notamment la MONUSCO, la Commission nationale des droits de l’homme au niveau provincial et national, ainsi que des délégations ministérielles chargées notamment de la sécurité et de l’intérieur. Il affirme qu’à sa connaissance, aucune violation manifeste des droits humains n’aurait été établie durant l’ensemble du processus et rejette ainsi les accusations qu’il considère comme insuffisamment étayées. Il invite cependant toute personne disposant d’éléments précis à les transmettre aux autorités judiciaires et administratives compétentes, estimant que les allégations relatives à d’éventuelles violations doivent être examinées dans un cadre institutionnel, contradictoire et conforme à la loi.

Le principal intéressé adresse également un recadrage aux responsables de la Fondation Kinalegu, dont il appelle les dirigeants à davantage de retenue, d’objectivité et de professionnalisme dans leurs prises de parole publiques. Sans contester le rôle de la société civile dans la défense des droits humains, il estime qu’une organisation œuvrant pour la paix et la cohésion sociale devrait privilégier la médiation, le dialogue et la recherche de solutions pacifiques plutôt que les affrontements publics. Il met surtout en garde contre ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la population à travers les réseaux sociaux et affirme refuser toute tentative d’intimidation ou de règlement de comptes par voie médiatique. Pour lui, toute accusation sérieuse doit être portée devant les juridictions compétentes et accompagnée d’éléments susceptibles d’être examinés dans le respect de la procédure.

Dans sa conclusion, Jean-Claude Mbalamosi appelle la population du Haut-Uélé, particulièrement celle de la cité minière de Durba, dans le territoire de Watsa, au calme, à la vigilance et à la responsabilité. Il réaffirme son attachement à la paix, à la cohésion sociale, à la stabilité et au respect des institutions de la République démocratique du Congo. Tout en se disant disposé à répondre devant les autorités habilitées à toute accusation formellement établie, il soutient que la vérité ne saurait être déterminée par les seules publications sur les réseaux sociaux, mais doit reposer sur des faits vérifiables et un examen institutionnel. Cette sortie constitue ainsi une réponse politique et médiatique assumée aux accusations qui lui sont attribuées, tout en plaçant désormais le débat sur le terrain de la preuve, de la justice et du respect des procédures.

Rédaction

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