*Faradje : La Société civile Forces vives et ses composantes exigent des réponses urgentes face à la crise des infrastructures et de la sécurité(au sortir de l’Assemblée générale tenue à Tadu*
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Réunis en Assemblée générale extraordinaire le 15 août 2026 à Tadu, les membres des 14 sous-coordinations de la Société civile et des Forces vives du territoire de Faradje ont dressé un constat alarmant sur l’état des infrastructures routières et la sécurité des usagers. Placée sous le thème « État de siège infrastructurel et sécurité humaine », la rencontre a notamment porté sur la situation de la RN26, les difficultés de traversée de la rivière Nzoro ainsi que l’avancement des différents travaux routiers dans le territoire.
Les participants ont particulièrement dénoncé l’effondrement des ponts de Nzoro, Aro et Dogia, le retard dans la réhabilitation de la RN26 sur l’axe Watsa-Faradje et l’inachèvement des travaux sur Faradje-Aba. La route provinciale Sesenge-Kitambala-Aba, ainsi que l’axe Awago-Akuwa-Sambia, figurent également parmi les infrastructures jugées préoccupantes. Les représentants de la société civile estiment que cette situation accentue les difficultés de circulation et expose davantage les populations aux risques.
Dans une déclaration rapportée par independentnews.cd, les participants ont également évoqué la chute d’un camion survenue le 8 août 2026 sur la rivière Nzoro, alors qu’il se trouvait sur la barque provinciale. Ils ont dénoncé la gestion qu’ils qualifient d’opaque et de mercantile des moyens de traversée et demandent qu’une enquête judiciaire indépendante soit ouverte afin de déterminer les circonstances du drame et d’établir les éventuelles responsabilités.
À l’issue des travaux menés au sein de trois commissions consacrées à l’audit technique et financier, aux responsabilités et à la justice ainsi qu’aux stratégies de pression citoyenne, plusieurs revendications ont été formulées. La société civile exige notamment la reprise effective des travaux du pont Nzoro, l’achèvement des travaux sur plusieurs axes routiers et la construction de ponts en béton sur les rivières Aro et Dogia. Elle réclame également un audit technique et financier des travaux réalisés et le respect des chronogrammes annoncés.
Les participants demandent par ailleurs l’installation d’un pont-bascule à Nzopi, la mise en place de barrières obligatoires en période de pluie sur les principaux axes, ainsi que la création d’équipes permanentes de maintenance routière. Concernant la rivière Nzoro, ils préconisent une maintenance quotidienne de la barque provinciale, une baisse immédiate des tarifs pratiqués par les embarcations privées jugées à haut risque et la mise en place d’un dispositif de traversée sécurisé par les autorités provinciales. Ils appellent aussi à davantage de transparence dans les passations de marchés publics provinciaux et demandent le remaniement de l’équipe de la DGRHU chargée de la gestion du péage à la traversée du pont Nzoro.
La Société civile et les Forces vives de Faradje ont enfin adopté quatre livrables issus de cette assemblée : le Rapport d’évaluation citoyenne, la Déclaration de Tadu, le Mémorandum d’urgence destiné au gouverneur du Haut-Uele et au gouvernement central, ainsi que le Plan d’actions citoyennes. Elles préviennent que, faute de réponses jugées satisfaisantes et urgentes, des actions citoyennes de grande envergure pourraient être déclenchées sur l’ensemble du territoire de Faradje. L’assemblée s’est clôturée à Tadu le 15 août 2026.
Innocent VUDRI et Jacques DALA
