Watsa : Pitshou Mumbuya hausse le ton contre la réduction et la vente présumée des parcelles de la SOKIMO

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S’exprimant devant la presse ce vendredi 14 août 2026, Pitshou Mumbuya a dénoncé avec fermeté ce qu’il qualifie d’« escroquerie » autour des concessions de la SOKIMO.

Selon lui, la situation devient particulièrement révoltante : pendant que plusieurs agents et anciens travailleurs de la société attendent toujours le paiement de leurs droits, certains seraient décédés sans avoir été désintéressés, laissant derrière eux des familles confrontées à une situation sociale précaire.

«« Pendant que les agents de la SOKIMO S.A. n’ont pas encore été rémunérés, certains sont morts pendant que la société a leur dette. Les enfants n’ont pas où aller et sont restés dans les parcelles de leurs parents, mais certains services de l’État sont là pour réduire les parcelles et vendre », a-t-il déploré.»

Pour Pitshou Mumbuya, les responsables de la SOKIMO doivent sortir de leur silence et prendre des mesures urgentes afin de préserver les intérêts de leurs travailleurs et de protéger les biens fonciers de l’entreprise.

Il appelle notamment la direction de la société à mieux délimiter et sécuriser les concessions appartenant à la SOKIMO, afin de mettre un terme aux ventes qu’il qualifie d’« illicites ».

« Les responsables de la SOKIMO doivent se réveiller pour sauver l’intérêt de ses travailleurs en limitant la concession qui appartient à la société, pour éviter les ventes illicites », a-t-il martelé.

«« Même vers ITI, il y a un espace qui était réservé pour le stade. Depuis notre enfance, on y a joué. Mais aujourd’hui, si vous arrivez là, cet espace est vendu sans l’autorisation même de la SOKIMO », a-t-il dénoncé.»

Au-delà de la question foncière, Pitshou Mumbuya dit craindre une aggravation de la crise sociale qui frappe les travailleurs de la SOKIMO.

Il estime que le non-paiement prolongé des salaires et des droits dus aux agents constitue une menace sérieuse pour leur survie.

« Mon inquiétude, c’est de voir que les agents de la SOKIMO sont impayés pendant plusieurs années. Avec cette façon de les traiter, ils risquent d’avoir l’estomac qui peut précipiter leur mort », a-t-il déclaré.

Face à ces accusations, les responsables de la SOKIMO et les services de l’État concernés sont désormais interpellés. La question de la propriété, de la gestion et de l’occupation des espaces concernés demeure au cœur des préoccupations dans le territoire de Watsa.

Pour Pitshou Mumbuya, il est temps que les autorités mettent fin à ce qu’il présente comme une dilapidation progressive du patrimoine de la SOKIMO, pendant que les travailleurs et leurs familles continuent de payer le prix de plusieurs années de difficultés.

Par Christophe Onzonono

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