*RDC–Rwanda : Kinshasa dévoile les points clés du nouvel accord de paix*
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À la veille de la signature officielle d’un accord de paix et de coopération économique entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, la porte-parole du Président de la République, Tina Salama, a présenté ce mercredi à Washington les grandes lignes du texte appelé à marquer un tournant dans les relations entre les deux pays.
Lors d’un briefing spécial tenu en marge d’une série de consultations diplomatiques, Tina Salama a détaillé les priorités stratégiques définies par Kinshasa, tout en tenant à dissiper les « malentendus » et « interprétations erronées » autour du contenu de l’accord.
Selon la porte-parole, la première orientation de l’accord consiste à engager un processus durable pour mettre fin au cycle de violences récurrentes dans l’Est de la RDC.
Elle a rappelé que ce document, fruit de plusieurs mois de négociations multilatérales, vise à créer un cadre de sécurité clair, susceptible d’ouvrir la voie à la stabilisation des provinces les plus touchées par les conflits armés.
Deuxième axe présenté : la restauration de la souveraineté et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
« L’objectif est de permettre aux institutions de fonctionner partout, sans entrave, et d’assurer la protection des populations civiles », a insisté Tina Salama.
Le troisième pilier de l’accord concerne la lutte contre les réseaux de financement des groupes armés, un enjeu crucial selon Kinshasa.
La porte-parole a confirmé que de nouveaux mécanismes de surveillance, de coopération transfrontalière et de traçabilité des ressources naturelles devraient être intégrés au dispositif global prévu par le texte.
Afin de répondre aux inquiétudes circulant dans l’opinion publique, Tina Salama a tenu à clarifier une position jugée « non négociable » par le gouvernement congolais :
il n’y aura ni brassage, ni mixage collectif des combattants rebelles au sein des FARDC.
« L’armée congolaise ne fera l’objet d’aucune intégration automatique. Toute procédure individuelle éventuelle sera strictement encadrée et soumise à des critères précis », a-t-elle souligné, balayant les spéculations sur un éventuel compromis militaire.
La porte-parole a par ailleurs insisté sur un point particulièrement sensible : l’accord ne légitime aucune présence étrangère sur le sol congolais, et aucune portion du territoire national n’est cédée ou reconnue comme occupée dans le cadre du texte.
« Il n’y a ni renoncement, ni concession territoriale. Les frontières de la RDC restent intangibles », a-t-elle martelé.
La signature officielle de l’accord est prévue ce jeudi, en présence de plusieurs partenaires régionaux et internationaux, dont certains ont joué un rôle clé dans la facilitation des discussions entre Kinshasa et Kigali.
Pour de nombreux observateurs, ce document pourrait constituer une étape majeure vers la désescalade dans un contexte sécuritaire tendu, à condition que les engagements annoncés se traduisent par des actions concrètes sur le terrain.
Rédaction independentnews.cd
