RDC : les assistants parlementaires dénoncent leurs conditions de travail et réclament le paiement de leurs arriérés

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Les assistants parlementaires de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo ont exprimé, jeudi 27 août 2026, leur indignation face à la situation qu’ils disent subir depuis le début de la législature. Dans une déclaration solennelle, ils dénoncent notamment la précarité de leurs conditions de travail et l’absence de réponse à plusieurs démarches officiellement adressées au bureau de la chambre basse du Parlement.

Selon leur déclaration, les assistants parlementaires avaient prévu de lire leur message dans l’enceinte du Palais du Peuple, avant d’être dispersés par les forces de police. Ils rappellent qu’ils sont les collaborateurs directs des députés nationaux, eux-mêmes élus par le peuple congolais, et estiment que leur statut devrait leur garantir davantage de considération et de meilleures conditions d’exercice.

Dans une information publiée par independentnews.cd, les assistants parlementaires mettent particulièrement en avant leurs revendications financières et administratives. Ils demandent notamment le paiement immédiat des primes des mois de juillet et d’août, ainsi que le règlement du solde de 50 % de la prime liée à la session extraordinaire. Ils réclament également la notification de la décision n°035 du 22 septembre portant nomination des assistants parlementaires et la délivrance de leurs cartes de service officielles.

Sur le plan réglementaire, les assistants parlementaires demandent l’application des dispositions des articles 69, 115 et 118 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale relatives à leurs avantages. Ils réclament également la mise en œuvre du barème d’augmentation des primes, qu’ils considèrent comme une mesure nécessaire pour améliorer leur situation professionnelle et sociale.

Les revendications portent aussi sur leurs conditions d’accès et de travail au Palais du Peuple. Ils demandent la levée des restrictions d’accès à la salle des séances plénières et dénoncent leur refoulement systématique vers le balcon. Sur le volet social, ils souhaitent par ailleurs la bancarisation directe de leurs primes afin de mettre fin au système de paiement dit « Maboko Bank », ainsi que l’octroi de frais de rentrée scolaire pour faire face à leurs charges familiales.

Dans leur déclaration, les assistants parlementaires appellent le président de l’Assemblée nationale à prendre des mesures urgentes pour répondre à leurs revendications. Tout en réaffirmant leur attachement au dialogue pacifique, ils préviennent qu’ils n’accepteront plus ce qu’ils considèrent comme un traitement dégradant. Pour eux, la reconnaissance et le respect de l’assistant parlementaire constituent également une marque de considération envers le député national qu’il accompagne dans l’exercice de son mandat.

Alain KISOKERO

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