*RDC – Finances publiques : le député Gratien Iracan dénonce un dépassement budgétaire “historique” au ministère des Affaires étrangères*
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Le député national Gratien Iracan tire la sonnette d’alarme. Selon les données budgétaires qu’il affirme avoir consultées, le ministère des Affaires étrangères aurait exécuté des dépenses pour fournitures et petits matériels à hauteur de 23,5 milliards de CDF (environ 8,4 millions USD), alors que le budget voté par le Parlement pour cette rubrique n’était que de 180,9 millions de CDF (près de 64.000 USD).
Un dépassement vertigineux, évalué à 129 fois le crédit initial, que l’élu qualifie de « grave infraction budgétaire » et qui, selon lui, devrait entraîner des sanctions immédiates.
Dix irrégularités majeures relevées
Gratien Iracan évoque une chaîne de défaillances graves dans la gestion des crédits alloués aux Affaires étrangères. Parmi elles, dix sont qualifiées de particulièrement préoccupantes :
1. Dépassement de 129 fois le crédit voté
2. Paiement effectué sans aucune couverture budgétaire
3. Rupture de la chaîne de la dépense, pourtant obligatoire pour toute administration publique
4. Engagement irrégulier des fonds
5. Paiement supérieur aux montants ordonnancés
6. Gestion non sincère, en violation du principe de transparence
7. Violation du principe de spécialité budgétaire
8. Pièces justificatives jugées non fiables
9. Opacité dans le processus d’exécution budgétaire
10. Faute de gestion pouvant entraîner des sanctions disciplinaires ou pénales
“Une dérive comptable intolérable”
Pour le député, ces dépassements traduisent une gestion financière qui s’éloigne dangereusement des normes établies.
« Notre pays a beaucoup de moyens, mais ils sont détruits volontairement par ceux qui sont au pouvoir. Les uns s’enrichissent, les autres s’appauvrissent », accuse-t-il, dénonçant un système qui, selon lui, favorise le pillage des ressources publiques aux dépens des citoyens.
Vers une demande de reddition des comptes ?
Cette révélation intervient alors que plusieurs voix au Parlement réclament déjà un contrôle plus strict de la dépense publique et un renforcement des sanctions contre les gestionnaires indélicats. Le dossier pourrait alimenter les débats autour des contrôles budgétaires, de la transparence de l’exécutif et du rôle de la Cour des comptes.
Pour l’instant, aucune réaction officielle du ministère des Affaires étrangères n’a été enregistrée.
Rédaction
