Nord-Kivu 2 : crise éducative, les syndicalistes appellent à un dialogue urgent pour la réouverture des écoles
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La question de la réouverture de certaines écoles dans la province éducationnelle Nord-Kivu 2 a dominé les échanges ce mardi 21 avril au Gouvernorat provisoire à Beni. Après la fête de Pâques, plusieurs établissements scolaires restent fermés, suscitant l’inquiétude des autorités éducatives et des parents d’élèves quant au bon déroulement de l’année scolaire en cours.
Au cœur de ces discussions figurait également l’arrestation de deux enseignants de Mutwanga, un dossier qui a vivement préoccupé les représentants syndicaux venus de Mutwanga, Beni, Oicha et de la ville de Beni. Ces derniers ont exprimé leur indignation face à cette situation qu’ils jugent préoccupante pour la stabilité du secteur éducatif dans cette partie du Nord-Kivu.
Selon les informations relayées par le média independentnews.cd, cette rencontre stratégique avait pour objectif principal de trouver des solutions urgentes afin de permettre la reprise effective des cours dans les zones encore perturbées. Les syndicalistes ont insisté sur la nécessité de garantir la sécurité des enseignants et de préserver leurs droits pour assurer un climat propice à l’apprentissage.
Prenant la parole, Prisca Luanda Kamala a rassuré les participants de l’implication du Gouvernement provincial dans la résolution de ces défis. Elle a souligné que des mesures sont en cours pour faciliter la réouverture progressive des écoles et éviter une année blanche dans les zones concernées.
Les enseignants présents à cette rencontre ont, pour leur part, salué l’initiative du dialogue tout en appelant à des actions concrètes et rapides. Plusieurs d’entre eux ont insisté sur la libération de leurs collègues arrêtés et sur la mise en place de mécanismes de protection efficaces face aux multiples menaces sécuritaires dans la région.
Cette réunion s’inscrit dans une série de consultations engagées par les autorités du Nord-Kivu pour sauver l’année scolaire en cours. Tous les acteurs impliqués ont convenu de poursuivre les échanges et de renforcer la collaboration afin de garantir aux élèves un accès continu à l’éducation malgré le contexte sécuritaire difficile.
Alain KISOKERO
