Watsa : graves accusations contre des militaires après un braquage à Birindi, la société civile exige des mutations immédiates. (Pishou Mumbuya)

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La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Watsa, en province du Haut-uele. À la carrière minière de Birindi, la population locale est montée au créneau après un braquage survenu la semaine dernière, pointant du doigt des éléments des forces armées qu’elle accuse d’être impliqués dans cet acte criminel.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des hommes armés non identifiés ont mené une opération de braquage ciblée dans cette zone d’exploitation artisanale d’or, semant la panique parmi les creuseurs et les habitants. Mais au-delà de l’attaque elle-même, ce sont les soupçons qui pèsent sur certains militaires qui suscitent une vive indignation au sein de la communauté.

Des habitants de Birindi affirment reconnaître, parmi les assaillants, des individus assimilés aux forces de sécurité déployées dans la région. Ces accusations, bien que graves, traduisent un profond malaise et une perte de confiance entre la population civile et ceux censés assurer leur protection.

Face à cette situation préoccupante, les habitants de la carrière Birindi lancent un cri d’alarme et demandent aux autorités compétentes de prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des civils. Ils plaident notamment pour des enquêtes sérieuses et transparentes afin d’établir les responsabilités et mettre fin à l’impunité.

Réagissant à cette montée de tensions, la société civile révolutionnaire du territoire de Watsa, par le biais de son coordonnateur Pishou Mumbuya, appelle à des décisions fortes. Il exige la mutation sans condition de tous les agents de sécurité affectés dans le territoire, estimant que cette mesure pourrait contribuer à restaurer la confiance et jeter les bases d’une paix durable.

« Tant que les mêmes agents restent en place, la population continuera à vivre dans la peur et la suspicion. Il est impératif de renouveler les équipes sécuritaires pour espérer un climat apaisé », a-t-il déclaré.

Cette prise de position intervient fait suite à une recrudescence de l’insécurité dans plusieurs localités du territoire de Watsa, où des cas de braquages, de justice populaire et d’attaques armées sont régulièrement signalés.

Pour de nombreux observateurs, la situation de Birindi met démontre les défis persistants liés à la gouvernance sécuritaire dans les zones minières, où cohabitent intérêts économiques, présence armée et vulnérabilité des populations civiles.

Les autorités territoriales et provinciales sont désormais attendues au pied du mur pour apporter une réponse claire et rassurante face à ces accusations et aux inquiétudes grandissantes de la population.

Par Christophe Onzonono

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