*Haut-Uelé : mise en garde ferme après les propos controversés sur l’assemblée générale du 24 janvier 2026, Jean-Claude Malitano recadre certaines coopératives irresponsables*

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Jean-Claude Malitano est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de dérives graves et dangereuses au sein de la lutte menée par certaines composantes de la Société Civile Forces Vives dans le territoire de Faradje. Cette réaction intervient à la suite de la grande assemblée générale tenue le 24 janvier 2026, consacrée à la problématique de l’exploitation minière artisanale illégale impliquant des coopératives locales en partenariat avec des sujets étrangers, notamment chinois.

Cette assemblée, organisée sous l’autorité du Gouverneur de la province du Haut-Uelé, a réuni plusieurs autorités politico-administratives de premier plan, notamment l’honorable député national Crispin Atama, l’honorable député provincial Jean-Manda, l’honorable Président de l’Assemblée provinciale du Haut-Uelé Justin Zamba, ainsi que le Vice-Gouverneur du Haut-Uelé, Christophe Dara Matata. Elle avait pour objectif de sensibiliser la population et de trouver des pistes de solutions face aux conséquences sociales, humaines et environnementales de l’exploitation minière illégale.

Jean-Claude Malitano a vivement réagi aux propos tenus par Monsieur Shukuru Aly Rammadala III, Coordonnateur de la coopérative COMIBEDI, qui a publiquement qualifié cette assemblée de « bidon » et d’inutile. Il a dénoncé des déclarations qu’il juge non seulement désordonnées, mais aussi irresponsables, irrespectueuses et provocatrices envers les institutions de la République, les autorités provinciales présentes et la population de Faradje dans son ensemble.

Dans un ton particulièrement ferme, Jean-Claude Malitano a mis en garde Monsieur Shukuru Aly Rammadala III contre toute tentative de banalisation ou de discrédit d’une initiative officiellement reconnue par les autorités. Il a prévenu que de tels propos sont susceptibles d’exacerber les tensions sociales et de compromettre les efforts de paix et de cohésion dans le territoire. Il a insisté sur le fait que nul n’est au-dessus de la loi et que toute personne impliquée dans l’exploitation minière doit répondre de ses actes.

Jean-Claude Malitano a également rappelé la situation dramatique des enfants qui continuent de perdre la vie dans des trous laissés à l’abandon par certaines coopératives minières. Selon lui, il est moralement inacceptable que pendant que la population de Faradje pleure ses morts, certains responsables se targuent d’une richesse acquise au prix de vies humaines, sans assumer les conséquences sociales et environnementales de leurs activités.

Il a par ailleurs dénoncé la transformation de la mobilisation citoyenne en une aventure personnelle au service d’intérêts égoïstes. D’après lui, s’attaquer à une assemblée générale légitime revient à chercher à étouffer la voix du peuple et à protéger des intérêts économiques particuliers, au détriment de la stabilité et du vivre-ensemble à Faradje.

S’exprimant auprès d’independentnews.cd, Jean-Claude Malitano a réaffirmé que la société civile doit demeurer un cadre crédible, responsable et éthique de défense des droits de la population. Il a lancé une mise en garde claire à l’endroit des coopératives et de leurs dirigeants : toute attitude visant à intimider, manipuler ou discréditer les actions citoyennes ne sera plus tolérée.

Enfin, il a exhorté les forces vives et la population de Faradje à faire preuve de vigilance, de courage et de patriotisme. Il a rappelé que toute action menée au nom du peuple doit impérativement servir l’intérêt général, protéger la vie humaine et préserver l’avenir du territoire, en particulier celui des enfants.

Rédaction

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