*Haut-Uelé : Maître Adolphe DOUNE alerte sur la mauvaise gouvernance économique dans la province du Haut-Uelé et la lenteur d’exécution des travaux du Pont Nzoro et de la RN26 (Faradje–Aba, Faradje–Durba)*
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Le juriste et acteur politique Maître Adolphe DOUNE, coordonnateur du mouvement citoyen Haut-Uélé ma province, a vivement critiqué la gestion économique actuelle du gouvernement provincial du Haut-Uélé, qu’il accuse d’entretenir une politique de développement inefficace et minée par de graves manquements dans la gestion des fonds publics.
Lors d’une récente intervention à independentnews.cd, Maître DOUNE a dénoncé la stagnation de plusieurs projets d’infrastructures pourtant jugés prioritaires pour la relance économique de la province. Il s’agit notamment du pont Nzoro, infrastructure stratégique reliant plusieurs territoires, et de la Route Nationale n°26, sur les tronçons Faradje–Aba et Faradje–Durba.Selon lui, malgré les financements débloqués par le gouvernement provincial avec l’appui du pouvoir central, les travaux se trouvent dans un état d’abandon inquiétant, sans avancée notable sur le terrain.
« Il est inadmissible que des chantiers d’une telle importance stagnent pendant que nos populations continuent à souffrir de l’isolement et du manque d’accès aux marchés », a déclaré Maître DOUNE.Maître DOUNE ne s’est pas limité à dénoncer l’exécutif provincial. Il a également fustigé l’inaction et le manque d’influence des cinq députés provinciaux élus du territoire de Faradje.
Selon lui, ces élus, pourtant censés être les premiers défenseurs des intérêts de leurs communautés, ne parviennent pas à peser au sein de l’Assemblée provinciale pour exiger la réhabilitation accélérée de la RN26.Il estime que leur silence et leur complaisance permettent au gouvernement provincial d’agir sans pression politique réelle, au détriment des populations qu’ils sont censés représenter.
« Comment comprendre que cinq députés d’un même territoire restent muets pendant que leurs routes s’effondrent ? S’ils n’étaient pas complaisants, ils auraient déjà exigé des comptes et imposé l’urgence de la réhabilitation de la RN26 », a-t-il souligné.
Le coordonnateur de Haut-Uélé ma province pointe également du doigt la non-transparence, le manque de redevabilité et les soupçons de détournement au sein du gouvernement provincial. Pour lui, ces pratiques ont non seulement paralysé les chantiers, mais ont aussi aggravé la perte de confiance entre dirigeants et citoyens.
Maître DOUNE appelle le gouvernement central à prendre ses responsabilités en ordonnant un audit indépendant sur la gestion des fonds alloués aux projets d’infrastructures du Haut-Uélé. Il plaide aussi pour la mise en place d’un mécanisme de suivi citoyen, permettant aux communautés locales de contrôler l’exécution des projets et de dénoncer les abus.
« Le développement du Haut-Uélé ne peut pas reposer sur la complaisance, mais sur la transparence, la rigueur et la bonne gouvernance », a-t-il affirmé.Juriste de formation et défenseur de la participation citoyenne, Maître Adolphe DOUNE continue de militer pour une gouvernance responsable, impliquant davantage les populations locales dans la gestion des affaires publiques.
« Le Haut-Uélé mérite mieux. Il est temps de tourner la page de la mauvaise gestion et d’ouvrir celle du développement équitable et durable », a conclu Maître DOUNE.
Innocent VUDRI
