*Haut-Uélé : L’opération zéro chinois initiée par la synergie des sociétés civiles dans le territoire Faradje*
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La crise minière qui secoue le territoire de Faradje continue de prendre de l’ampleur. Après avoir lancé un ultimatum de 72 heures aux exploitants miniers chinois pour quitter la région, la Synergie des sociétés civiles réaffirme sa détermination à obtenir le départ de ces opérateurs, accusés de menacer la cohésion sociale et l’équilibre économique local.
Lors d’une nouvelle déclaration publique, les représentants de la société civile ont insisté sur le caractère irrévocable de leur décision. Selon eux, la présence des exploitants étrangers accentue les tensions communautaires et alimente un climat de méfiance vis-à-vis des autorités locales et provinciales.
Les échauffourées du 19 octobre dernier, impliquant la population locale, les engins de la société Kibali Gold Mine et les opérateurs chinois, ont marqué un tournant. Ils ont révélé une fracture profonde entre les intérêts industriels et les revendications des communautés riveraines, qui dénoncent l’absence de retombées positives pour le développement local.
La Synergie des sociétés civiles exige également la libération immédiate des leaders communautaires et des jeunes arrêtés à Abinva, transférés ensuite au parquet de Watsa. Pour elle, ces arrestations constituent une tentative d’intimidation qui ne fait qu’aggraver la crise.
Dans ce contexte tendu, la société civile appelle le gouvernement provincial du Haut-Uélé à assumer pleinement son rôle de médiateur. Elle réclame l’ouverture d’un dialogue structuré entre Kibali Gold Mine, les exploitants miniers et les communautés locales, afin de trouver une solution durable.
La Synergie annonce par ailleurs qu’après le départ des exploitants chinois, elle se rendra au chef-lieu de la province pour rencontrer les autorités et présenter ses propositions en faveur d’une exploitation minière respectueuse des droits des populations.
La persistance de cette crise fait craindre une escalade des tensions si aucune solution consensuelle n’est trouvée rapidement. Les observateurs locaux redoutent que l’ultimatum lancé par la société civile ne débouche sur de nouveaux affrontements, mettant en péril la stabilité sociale et économique du territoire de Faradje.
Jacques DALA, pour independentnews.cd
