*Beni : Immatriculation des véhicules, le député Elvis Kiyaya appelle le ministre des Finances à une fiscalité adaptée aux populations de l’Est du pays*
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Le député national Elvis Kiyaya Atshongya a récemment adressé une question écrite au ministre des Finances, concernant l’arrêté ministériel n°072/Cab/MIN/FINANCE/2025, daté du 10 novembre 2025, qui fixe les taux des opérations liées à l’immatriculation des véhicules automobiles ainsi qu’aux services connexes.
Selon l’élu de Beni, cet arrêté a été adopté dans un contexte particulièrement difficile pour la région Est du pays, marqué par une crise sécuritaire et humanitaire persistante.
Depuis plusieurs années, les provinces de l’Est, notamment Nord-Kivu et Ituri, sont confrontées à des attaques de groupes armés, des déplacements massifs de populations et un accès limité aux services de base. Dans ce contexte, la mise en place de taxes supplémentaires sur des services essentiels, comme l’immatriculation des véhicules, est perçue comme un poids supplémentaire pour des citoyens déjà fragilisés.
Dans sa correspondance relayée par independentnews.cd, Elvis Kiyaya plaide pour un allègement des taxes, estimant que les tarifs actuels ne tiennent pas suffisamment compte de la situation socio-économique de la région. Selon lui, un ajustement pourrait soulager financièrement les ménages, favoriser la mobilité des populations et encourager le développement local, en facilitant l’accès aux services administratifs et en réduisant les barrières économiques pour les petites entreprises et commerçants.
Le député attire également l’attention sur le fait que l’application de ces taxes dans le contexte actuel pourrait aggraver les difficultés économiques des familles déjà fragilisées, limitant leur capacité à accéder à l’éducation, aux soins de santé et aux activités génératrices de revenus. Il plaide pour une politique fiscale plus adaptée aux réalités locales, capable de soutenir les populations sans compromettre les objectifs de financement de l’État.
Selon Elvis Kiyaya, la réévaluation des tarifs pourrait également avoir un impact positif sur la stabilité sociale et la reconstruction régionale. Dans une zone où la sécurité reste précaire, alléger le fardeau fiscal peut contribuer à renforcer la confiance des citoyens envers les institutions publiques et encourager la participation à des initiatives de développement communautaire.
Cette initiative intervient alors que les habitants de l’Est continuent de subir les conséquences d’une insécurité persistante, de la pauvreté et de déplacements forcés. L’appel du député met en lumière la nécessité d’une politique fiscale sensible aux contextes régionaux, qui prenne en compte à la fois les besoins de financement de l’État et la capacité des populations à supporter des charges supplémentaires.
Rappelons que cette question écrite s’inscrit dans un débat plus large sur l’équilibre entre fiscalité et développement local, et soulève des interrogations sur la manière dont les autorités peuvent concilier recettes publiques et protection des populations vulnérables, en particulier dans les zones affectées par les crises humanitaires.
Alain KISOKERO pour independentnews.cd
